La place du Jeu de Balle ne s'endort plus
guère aujourd'hui, mais c'est peut-être
d'avoir le coeur qui déborde bien au-delà des
rives de la Senne. Si en tremblant, les doigts d'un
accordéoniste viennent encore parfois lui conter l'histoire
de ses pavés, on peut y entendre les murmures et les rires
complices de ceux dont l'accent a l'élégance des
âmes qui ne sont pas à vendre. Telle une vieille
dame emmitouflée dans ses haillons, Bruxelles ne se raconte
pas, sauf peut-être si vous arrivez à la faire
chanter, et c'est dans le refrain d'une valse musette qu'elle vous
expliquera ce mélange des couleurs locales qui, de
l'Andalousie jusqu'aux Balkans, lui ont donné un sens.
Quelques notes de violon et puis s'en vont. Rue Haute y revient.
Chansons sans retour ou chansons secours, rivages parisiens, voyages
vers nulle part et histoire de marins saoûls. Musiques d'ici
et d'ailleurs, poussées par le vent du Nord, et qui
promènent avec elles le parfum de ceux qui voyagent au coin
de la rue, là où le hasard des chemins
décide parfois de mélanger les notes et les
silences comme un souffle intérieur à la
recherche de nos propres racines.
Château de Feluy
Château de Lesve
Abbaye de Forest
Le rideau rouge
La guingette a rouvert ses volets
Pietrebais
Petit Han
Les fêtes de la musique
Le café de la Rue Bruxelles
Le
stoemelings
(Répétitions publiques)
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